Votre vétérinaire a prononcé les mots "régime d'éviction". Ou vous cherchez vous-même une réponse aux démangeaisons chroniques, aux otites qui reviennent, aux selles molles persistantes de votre chien — et vous avez lu que cette piste valait la peine d'être explorée. Dans les deux cas, vous êtes au bon endroit.
Le régime d'éviction alimentaire est à ce jour le seul outil diagnostique fiable pour identifier — ou exclure — une allergie alimentaire chez le chien. Il n'existe pas de test sanguin, pas de patch test, pas d'analyse qui puisse le remplacer avec une fiabilité suffisante. Mais c'est aussi un protocole qui demande de la rigueur, de la patience et une compréhension claire de ce qu'on fait — et pourquoi.
Ce guide vous explique tout : les bases biologiques qui justifient chaque règle, les étapes concrètes à suivre, les erreurs qui font échouer le protocole sans qu'on s'en rende compte, et comment choisir l'aliment qui maximise vos chances de réussite dès le départ.
Pourquoi un régime d'éviction ? Le principe en clair
L'allergie alimentaire chez le chien fonctionne comme une fausse alerte du système immunitaire. Une protéine alimentaire — le bœuf, le poulet, les produits laitiers, le blé — est identifiée à tort comme une menace. Le système immunitaire déclenche une réponse inflammatoire chaque fois que le chien consomme cette protéine. Et cette inflammation se manifeste là où la peau et les muqueuses sont les plus sollicitées : prurit, otites, pyodermite, troubles digestifs.
Le principe du régime d'éviction est d'une logique implacable : on retire toutes les protéines que le chien a déjà consommées, et on les remplace par une source de protéine que son système immunitaire n'a jamais rencontrée. Sans le stimulus antigénique qui déclenche la réaction, l'inflammation diminue. Si les signes cliniques s'améliorent significativement pendant le régime, c'est la preuve que l'alimentation est en cause. Si rien ne change, l'allergie alimentaire est exclue — et on cherche ailleurs.
Ce protocole a deux fonctions simultanées : diagnostique (confirmer ou exclure une allergie alimentaire) et thérapeutique (réduire les signes cliniques par suppression de l'allergène).
Pourquoi les tests sanguins ne suffisent pas
La question revient souvent : pourquoi ne pas faire simplement un test sanguin d'allergie alimentaire plutôt que 8 semaines de régime strict ? La réponse est scientifique : les tests de détection des IgE spécifiques aux aliments chez le chien présentent des taux de faux positifs et de faux négatifs trop élevés pour être utilisés seuls comme outil diagnostique. Ils peuvent identifier une sensibilisation sans allergie clinique active, et passer à côté d'allergies réelles. Le régime d'éviction, lui, teste directement la réponse clinique du chien à l'exclusion des protéines suspectes — c'est le gold standard, et il le reste.
Combien de temps dure un régime d'éviction ?
8 semaines minimum, sans exception. C'est la durée sur laquelle existe un consensus vétérinaire international — et elle n'est pas arbitraire.
Deux mécanismes biologiques justifient cette durée. Le cycle épidermique du chien dure 3 à 4 semaines : c'est le temps qu'il faut pour que les cellules de la couche superficielle de la peau se renouvellent complètement. Une amélioration cutanée ne peut donc être visible qu'après au moins un cycle complet — soit 3 à 4 semaines au minimum après le démarrage du régime. Les anticorps circulants (IgE et IgG spécifiques aux protéines allergènes) persistent dans l'organisme plusieurs semaines après la suppression de l'allergène, entretenant une réponse inflammatoire résiduelle même en l'absence de la protéine responsable. Ce n'est qu'une fois ces anticorps circulants suffisamment diminués que l'amélioration clinique peut se manifester pleinement.
En pratique, voici ce que ça signifie :
| Semaine | Ce qui se passe biologiquement | Ce qu'on observe cliniquement |
|---|---|---|
| Semaines 1 – 2 | Diminution progressive des anticorps circulants, adaptation du microbiote au nouvel aliment | Souvent aucun changement visible — ne pas s'alarmer |
| Semaines 3 – 4 | Premier cycle épidermique complété, réduction de l'inflammation cutanée de fond | Premières améliorations possibles — prurit légèrement réduit, otites moins intenses |
| Semaines 5 – 6 | Deuxième cycle épidermique, restauration progressive de la barrière cutanée | Amélioration plus nette — réduction du grattage, repousse des poils possible |
| Semaines 7 – 8 | Stabilisation de l'état cutané, microbiote intestinal réequilibré | Évaluation finale — amélioration significative ou absence de réponse |
⚠️ Ne jamais arrêter avant 8 semaines complètes
L'erreur la plus fréquente est d'arrêter le régime à 4 ou 5 semaines parce que "ça ne change pas grand-chose". La biologie du cycle épidermique et la persistance des anticorps circulants garantissent qu'une amélioration visible avant 4 semaines est rare. Arrêter prématurément conduit à une conclusion erronée — et à laisser une allergie alimentaire non diagnostiquée et non traitée.
Choisir le bon aliment : les critères qui comptent vraiment
Le choix de l'aliment conditionne à lui seul une grande partie du succès du régime d'éviction. Un aliment mal choisi invalide 8 semaines d'efforts. Voici les critères à évaluer, dans l'ordre d'importance.
1. Une novel protein véritablement inédite pour votre chien
C'est le critère numéro un. La protéine de l'aliment doit être vierge pour le système immunitaire de votre chien spécifiquement — pas vierge en général, mais vierge pour lui. Cela signifie qu'il n'a jamais consommé cette protéine sous quelque forme que ce soit : ni dans ses croquettes habituelles, ni dans ses pâtées, ni dans ses friandises, ni dans ses comprimés palatables, ni dans les restes de table qu'on lui a donnés.
Avant de choisir l'aliment du régime, faites le bilan exhaustif et honnête de tout ce que votre chien a consommé au cours de sa vie. C'est souvent plus long qu'on ne le pense — et plus surprenant. Beaucoup de chiens dont on pense qu'ils n'ont "mangé que du poulet" ont en réalité consommé du bœuf (dans les friandises), des produits laitiers (fromage donné en récompense), du poisson (comprimés palatables à l'huile de saumon), et parfois de l'agneau ou du canard (croquettes "naturelles" achetées ponctuellement).
Une fois ce bilan établi, les protéines non consommées sont vos ressources de novel protein. Conservez-les précieusement — ne choisissez pas l'aliment du régime au hasard parmi les options disponibles, choisissez-le en fonction de l'historique alimentaire réel de votre chien.
2. Strictement mono-protéique
L'aliment du régime d'éviction doit contenir une seule source de protéine animale. Pas de "poulet et riz" avec du bouillon de veau dans la liste d'ingrédients. Pas d'"aliment à l'agneau" avec des arômes de viande non identifiés. Une seule protéine animale, identifiée, vérifiable. C'est la condition pour que le régime soit interprétable — et pour que la phase de réintroduction qui suit soit exploitable.
3. Un statut réglementaire garanti
La mention "hypoallergénique" sur un aliment n'est encadrée par aucune réglementation. N'importe quel fabricant peut l'utiliser. Le statut d'aliment diététique réglementaire au sens de la directive européenne 2008/38/CE, pour l'indication "réduction des intolérances aux ingrédients et aux nutriments", est la seule garantie formelle disponible en Europe. Il implique une formulation contrôlée, une composition vérifiable, et une responsabilité réglementaire du fabricant. C'est un critère différenciant majeur entre un aliment "hypoallergénique" marketing et un aliment véritablement conçu pour le régime d'éviction.
4. Une composition simple et transparente
La liste d'ingrédients doit être courte et identifiable. Chaque ingrédient doit être précisément nommé — pas de "viandes et sous-produits animaux", pas d'"huiles et graisses animales", pas d'"arômes naturels" sans précision de source. La transparence compositionnelle est la garantie que l'aliment ne contient pas de protéines allergènes cachées qui contamineraient le régime à votre insu.
5. Un ratio oméga-6/oméga-3 optimisé
Un ratio oméga-6/oméga-3 bas (idéalement ≤ 5:1, optimal à 3:1) contribue à réduire l'inflammation cutanée de fond et à soutenir la restauration de la barrière épidermique pendant le régime. C'est un bénéfice complémentaire qui accélère l'amélioration cutanée — particulièrement important pour les races dont la barrière épidermique est constitutionnellement fragilisée (Westie, Bouledogue Français, Golden Retriever).
FUNGFEED : conçu pour le régime d'éviction
Chez FUNGFEED, nous avons conçu nos croquettes pour chien en réponse directe aux exigences du régime d'éviction alimentaire — pas comme un aliment généraliste repositionné. Voici ce que ça change concrètement.
🔬 Pourquoi FUNGFEED est l'aliment de référence pour le régime d'éviction canin
Le Tenebrio molitor : la novel protein que personne n'a encore consommée
Le ver de farine (Tenebrio molitor) est absent de la quasi-totalité des alimentations industrielles canines courantes. Bœuf, poulet, agneau, saumon, canard, lapin — les protéines que la majorité des chiens ont consommées à un moment ou un autre de leur vie — sont absents de notre formulation. Pour l'immense majorité des chiens, le Tenebrio molitor est véritablement la protéine vierge que le régime d'éviction requiert. C'est notre point de départ — et c'est non négociable.
Aliment diététique réglementaire (directive 2008/38/CE)
FUNGFEED bénéficie du statut d'aliment diététique réglementaire pour l'indication "réduction des intolérances aux ingrédients et aux nutriments". Ce n'est pas un argument marketing — c'est un statut réglementaire européen qui engage notre responsabilité sur la composition déclarée et garantit une formulation contrôlée et reproductible à chaque lot. C'est la différence entre un emballage qui dit "hypoallergénique" et un aliment qui l'est réellement au sens de la réglementation européenne.
Strictement mono-protéique
Le Tenebrio molitor est notre seule source de protéine animale. Pas de bœuf caché en arôme, pas de poulet en bouillon, pas de sous-produits d'espèces non précisées. Notre liste d'ingrédients est courte, chaque composant est identifié et traçable. Vous savez exactement ce que mange votre chien pendant les 8 semaines du protocole — et après.
Ratio oméga-6/oméga-3 de 3 — le meilleur levier pour la barrière épidermique
Grâce à l'huile de colza et aux graines de lin intégrés dans notre formulation, FUNGFEED affiche un ratio oméga-6/oméga-3 de 3 — parmi les plus favorables du marché. En pratique : réduction de l'inflammation cutanée de fond, soutien de la synthèse des céramides de la couche cornée, amélioration de la qualité du film lipidique de surface. Les premiers effets sur la qualité du pelage et la réduction du prurit résiduel sont généralement visibles après 6 à 8 semaines d'alimentation exclusive.
Profil nutritionnel complet pour 8 semaines et au-delà
RPC = 94 g/Mcal, RPP = 49, protéines brutes = 35 %, glucides = 25,3 %, phosphore = 0,71 %, cendres = 6,5 %. Un équilibre nutritionnel complet qui couvre tous les besoins du chien adulte sans risque de carence sur la durée du protocole — et qui peut être maintenu à vie si FUNGFEED devient l'alimentation permanente après confirmation de l'allergie.
Prébiotiques FOS, MOS et psyllium pour le microbiote
Les FOS et MOS favorisent la croissance des bactéries bénéfiques productrices de butyrate, protecteur de la muqueuse intestinale. Le psyllium, riche en fibres solubles, régularise le transit et forme un gel protecteur de la muqueuse — particulièrement utile pendant la phase de transition où le microbiote s'adapte au nouvel aliment.
Fabriqué en France, traçabilité totale
Nos larves de Tenebrio molitor sont élevées en France, sans antibiotiques ni pesticides, dans des conditions contrôlées. Fabrication et emballage en France. Traçabilité complète de l'élevage à la croquette. Quand vous conduisez un régime d'éviction, vous avez besoin de savoir exactement ce que contient l'aliment que vous utilisez — c'est notre engagement.
La transition alimentaire étape par étape
Le passage à l'aliment du régime d'éviction doit être progressif — même si l'envie de démarrer le protocole immédiatement est compréhensible. Un changement alimentaire brutal perturbe le microbiote intestinal et peut provoquer des troubles digestifs transitoires (selles molles, vomissements) qui compliqueront inutilement les premières semaines du protocole.
La durée de transition recommandée est de 10 jours. Pour un chien à l'estomac sensible, étendez jusqu'à 14 jours en maintenant chaque palier un peu plus longtemps.
| Jours | Ancien aliment | FUNGFEED |
|---|---|---|
| Jours 1 – 2 | 90 % | 10 % |
| Jours 3 – 4 | 75 % | 25 % |
| Jours 5 – 6 | 50 % | 50 % |
| Jours 7 – 8 | 25 % | 75 % |
| Jours 9 – 10 | 0 % | 100 % |
Une fois la transition complète et votre chien à 100 % sur FUNGFEED, notez la date de démarrage officiel du protocole. C'est à partir de ce jour — pas du début de la transition — que courent les 8 semaines minimales du régime d'éviction.
Si votre chien refuse les nouvelles croquettes, tiédissez-les légèrement avec un peu d'eau chaude pour amplifier les arômes naturels du Tenebrio molitor. Ne proposez jamais une alternative — un chien qui comprend qu'un refus entraîne quelque chose de plus appétent apprendra rapidement à refuser systématiquement.
Les règles absolues pendant le protocole
Le régime d'éviction est un protocole médical. Sa rigueur détermine sa fiabilité. Chaque entorse — même minime, même ponctuelle — peut contaminer le régime et fausser le résultat après 8 semaines d'efforts.
Règle 1 : un seul aliment, exclusivement
Pendant toute la durée du régime, votre chien ne mange que l'aliment du protocole. Rien d'autre. Pas de pâtées en complément, pas de ration ménagère "les jours où il mange mal", pas de biscuits "juste un". Un seul aliment.
Règle 2 : zéro friandise habituelle
Les friandises commerciales contiennent presque toujours du bœuf, du poulet, des produits laitiers ou d'autres protéines courantes. Même une seule friandise peut introduire une dose suffisante de protéine allergène pour maintenir une réaction inflammatoire et invalider le résultat du régime. Si vous voulez récompenser votre chien, utilisez quelques croquettes FUNGFEED prélevées sur sa ration journalière.
Règle 3 : aucun médicament parable aromatisé
Les comprimés palatables (vermifuges, anti-inflammatoires aromatisés, compléments) contiennent des arômes à base de protéines animales non identifiées. Prévenez votre vétérinaire que votre chien est en régime d'éviction — il peut prescrire des formes non palatables (comprimés non aromatisés, solutions injectables) pour la durée du protocole.
Règle 4 : aucun reste de table
Les repas humains sont une source majeure de contamination involontaire. Bœuf haché, rôti de poulet, fromage, yaourt — une seule bouchée suffit. Informez tous les membres de la famille et les personnes qui gardent votre chien.
Règle 5 : isoler le chien des autres animaux pendant les repas
Si vous avez plusieurs animaux à la maison, donnez les repas dans des pièces séparées. Votre chien en régime peut lécher l'assiette d'un autre animal et ingérer des protéines qui contaminent le protocole.
Règle 6 : surveiller ce que le chien trouve à l'extérieur
Un chien qui sort peut trouver et ingérer des restes alimentaires, des crottes d'autres animaux, des carcasses d'oiseaux ou des restes de pique-nique. Pendant le régime, une vigilance accrue lors des sorties est indispensable. Les chiens qui fouillent les poubelles ou qui ont tendance à ramasser tout ce qu'ils trouvent doivent être tenus en laisse.
Règle 7 : os, jouets à mâcher et friandises dentaires
Les os naturels, les oreilles de cochon, les tendons, les jouets à mâcher aromatisés et les friandises dentaires contiennent des protéines animales qui contaminent le régime. Les jouets à mâcher en nylon non aromatisés sont la seule alternative sûre pendant le protocole.
Les 7 erreurs qui font échouer le régime d'éviction
Ces erreurs sont les plus fréquentes en pratique. Les identifier avant de démarrer le protocole permet de les éviter.
Erreur 1 — Arrêter avant 8 semaines. "Ça ne change rien à 4 semaines, donc l'alimentation n'est pas en cause." Faux. Le cycle épidermique et la persistance des anticorps circulants font que l'amélioration visible avant 4 à 5 semaines est rare. Huit semaines, pas moins.
Erreur 2 — Choisir une "fausse novel protein". L'agneau, le canard, le saumon, le lapin sont présents dans des dizaines de croquettes et friandises du commerce. Un chien qui a consommé des croquettes "au lapin" ou des friandises "au canard" à un moment de sa vie a déjà été exposé à ces protéines — elles ne peuvent pas servir de novel protein. L'historique alimentaire complet est indispensable avant de choisir.
Erreur 3 — Ne pas informer tout le foyer. Un enfant qui donne une biscotte, un conjoint qui "fait juste une exception", une voisine qui garde le chien et lui donne des friandises — une seule exposition suffit à contaminer le protocole. Tout le monde doit être informé et convaincu.
Erreur 4 — Oublier les médicaments palatables. Le vermifuge "au goût de bœuf" donné en milieu de protocole est l'une des causes les plus fréquentes d'échec des régimes d'éviction. Anticipez et parlez-en à votre vétérinaire avant de démarrer.
Erreur 5 — Utiliser un aliment multi-protéiques. Un aliment contenant "poulet, agneau et riz" ne permet pas d'identifier la protéine tolérée ou allergène. Pour un régime d'éviction valide, un seul aliment, une seule protéine.
Erreur 6 — Interpréter une amélioration partielle comme un échec. Une réduction de 50 % du prurit à 8 semaines est un résultat positif, pas un demi-échec. L'allergie alimentaire peut coexister avec une atopie environnementale — traiter la composante alimentaire ramène le chien sous son seuil de tolérance et améliore significativement sa qualité de vie, même si la guérison totale nécessite une prise en charge combinée.
Erreur 7 — Sauter la phase de réintroduction. Si le régime produit une amélioration, arrêter le protocole sans réintroduire les protéines suspectes laisse le diagnostic incomplet. Sans réintroduction, on sait que l'alimentation est en cause — mais on ne sait pas quelle protéine spécifiquement. Et sans cette information, on ne peut pas construire une alimentation à long terme vraiment adaptée.
Comment évaluer les résultats du régime d'éviction ?
L'évaluation rigoureuse des résultats est indispensable pour que le régime soit diagnostiquement exploitable. Elle repose sur deux outils complémentaires.
Le journal clinique quotidien
Tenez un journal quotidien pendant toute la durée du protocole. Notez chaque jour — en vous forçant à être objectif — l'intensité du prurit (0 = absent, 1 = léger, 2 = modéré, 3 = intense), la qualité des selles, la présence ou l'absence de signes otologiques, et tout événement alimentaire inhabituel (friandise donnée, reste de table, incident extérieur). Ce journal vous permettra d'identifier la trajectoire réelle de l'amélioration — et les éventuels écarts qui pourraient expliquer des rechutes ponctuelles.
Les consultations de suivi
Une consultation vétérinaire à mi-protocole (semaine 4) permet d'évaluer objectivement l'état clinique du chien et d'ajuster si nécessaire. La consultation de fin de protocole (semaine 8) est l'étape décisive : le vétérinaire évalue l'amélioration globale et décide si la réintroduction peut être engagée.
Trois scénarios possibles à 8 semaines
Amélioration > 50 % des signes → allergie alimentaire fortement suspectée. Engager la réintroduction séquentielle pour confirmer et identifier les allergènes.
Amélioration de 20 à 50 % → allergie alimentaire possible mais composante atopique associée probable. Continuer le régime 4 semaines supplémentaires et/ou initier un bilan d'atopie environnementale.
Aucune amélioration → allergie alimentaire isolée improbable. Explorer les autres causes de prurit (atopie, DAPP non contrôlée, cause sous-jacente médicale). Vérifier scrupuleusement l'absence de contamination alimentaire pendant le protocole avant de conclure.
La réintroduction : l'étape que tout le monde oublie
Votre chien va mieux depuis plusieurs semaines sur FUNGFEED. L'envie naturelle est de s'arrêter là — de maintenir simplement le régime et d'éviter la réintroduction pour ne pas "risquer une rechute". C'est une erreur.
La réintroduction des protéines suspectes est indispensable pour deux raisons. D'abord, confirmer formellement le lien causal entre l'alimentation et les signes cliniques — une amélioration pendant le régime pourrait théoriquement être liée à un autre facteur (saisonnalité, traitement antiparasitaire instauré en même temps). La rechute après réintroduction d'une protéine spécifique confirme irréfutablement l'allergie à cette protéine. Ensuite, identifier précisément les allergènes responsables — information qui permet de construire une alimentation à long terme réellement adaptée, ni trop restrictive ni incomplète.
Comment réintroduire ?
On réintroduit une protéine à la fois, pendant 7 à 14 jours, en maintenant FUNGFEED comme base alimentaire. On ajoute une petite quantité de la protéine testée (50 à 100 g de viande cuite selon la taille du chien) chaque jour pendant 7 à 14 jours.
Si les signes réapparaissent dans ce délai, on a identifié un allergène. On arrête la réintroduction, on attend la disparition des signes (retour au régime FUNGFEED pur), puis on teste la protéine suivante. Si aucun signe ne réapparaît après 14 jours, la protéine est tolérée — et on peut l'intégrer à l'alimentation définitive.
L'ordre de réintroduction recommandé suit la fréquence décroissante des allergènes canins : bœuf en premier, puis produits laitiers, puis poulet, puis blé, puis œuf.
Après le régime d'éviction : que faire ?
Le régime d'éviction a produit son verdict. Voici comment adapter l'alimentation de votre chien à long terme selon le résultat.
Si l'allergie alimentaire est confirmée
L'alimentation à long terme doit exclure définitivement les protéines identifiées comme allergènes lors de la réintroduction. L'aliment du régime d'éviction — FUNGFEED — peut parfaitement devenir l'alimentation permanente si aucun des allergènes identifiés ne figure dans sa composition. Pour la grande majorité des chiens dont les allergènes sont le bœuf et/ou le poulet, c'est exactement le cas.
Les friandises, les médicaments palatables et tous les compléments doivent être choisis en tenant compte des allergènes identifiés. Une seule exposition régulière à la protéine allergène — même en petite quantité — peut déclencher des rechutes cutanées ou digestives.
Si le régime n'a pas amélioré les signes
L'allergie alimentaire isolée est exclue (à condition que le protocole ait été rigoureusement conduit). Les autres causes de prurit et de troubles digestifs chroniques doivent être explorées : atopie environnementale (tests intradermiques chez un dermatologue vétérinaire), DAPP insuffisamment contrôlée, affections métaboliques sous-jacentes (hypothyroïdie, MICI, insuffisance pancréatique exocrine). L'alimentation avec FUNGFEED peut être maintenue pendant ces investigations — son profil nutritionnel adapté et son ratio oméga-6/oméga-3 favorable restent bénéfiques quelle que soit la cause finale identifiée.
FAQ — Vos questions sur le régime d'éviction
Mon chien peut-il manger des légumes ou des fruits pendant le régime d'éviction ?
Certains légumes et fruits crus peuvent être tolérés à condition qu'ils ne contiennent aucune protéine animale et qu'ils n'aient pas été préparés avec des ingrédients problématiques. Une petite carotte crue, quelques haricots verts, une tranche de courgette — en petites quantités — sont généralement sans risque. En revanche, les légumes cuisinés avec du bouillon de viande, les restes de repas humains ou les légumes aromatisés sont à exclure. En cas de doute, limitez strictement à l'aliment du régime pendant les 8 semaines — c'est toujours la position la plus sûre.
Mon chien prend des oméga-3 en complément. Peut-il continuer pendant le régime ?
Les compléments en oméga-3 à base d'huile de poisson (huile de saumon, de sardines) constituent une source de protéines de poisson et doivent être arrêtés pendant le régime d'éviction si votre chien n'a pas été exposé au poisson — et maintenus si le poisson est déjà une protéine connue dans son historique alimentaire. Les oméga-3 d'origine végétale (huile de lin, huile de chanvre) ne contiennent pas de protéines animales et peuvent être maintenus. FUNGFEED intègre directement un ratio oméga-6/oméga-3 de 3 dans sa formulation — aucun complément supplémentaire n'est nécessaire.
Mon chien a besoin d'un vermifuge pendant le régime. Comment faire ?
Prévenez votre vétérinaire en amont. La grande majorité des vermifuges existent en forme non palatale (comprimés non aromatisés, poudres à diluer) qui ne contiennent pas de protéines animales. Un antiparasitaire interne non aromatisé ou administré sous forme injectable n'interfère pas avec le régime d'éviction. Anticipez le calendrier de vermifugation avant de démarrer le protocole pour ne pas être pris au dépourvu en cours de route.
Le régime d'éviction fonctionne-t-il aussi pour les troubles digestifs ?
Oui. Dans 10 à 15 % des cas, l'allergie alimentaire se manifeste principalement — voire exclusivement — par des signes digestifs : vomissements chroniques, diarrhée persistante, selles molles récurrentes, flatulences excessives. La démarche est identique : régime d'éviction strict de 8 semaines avec un aliment à novel protein, évaluation de l'amélioration des signes digestifs à mi-parcours et à la fin du protocole. Les signes digestifs répondent souvent plus rapidement que les signes cutanés — parfois dès 2 à 3 semaines.
Peut-on faire un régime d'éviction avec une alimentation ménagère plutôt que des croquettes ?
C'est possible, mais plus complexe et plus risqué en termes d'équilibre nutritionnel. Une ration ménagère à novel protein doit être conçue par un vétérinaire nutritionniste pour couvrir tous les besoins en acides aminés essentiels, vitamines et minéraux sur 8 semaines. La cuisson maison introduit également un risque de contamination croisée difficile à contrôler (même plan de travail, même couteau, même poêle que les repas humains). Pour la majorité des propriétaires, un aliment diététique réglementaire conçu spécifiquement pour le régime d'éviction est à la fois plus pratique, plus fiable et nutritionnellement plus sûr.
Mon chien vit avec d'autres animaux qui mangent des croquettes différentes. Comment gérer ?
Les repas doivent être donnés dans des pièces séparées, portes fermées, pendant toute la durée du protocole. Après les repas, les gamelles des autres animaux doivent être retirées et lavées avant que le chien en régime n'ait accès aux espaces communs. Si l'un des autres animaux reçoit des friandises, faites-le hors de la présence du chien en régime. Cette organisation est contraignante mais non négociable — un chien qui lèche la gamelle d'un autre animal peut ingérer suffisamment de protéine allergène pour invalider plusieurs semaines de protocole.
⚕️ Note vétérinaire
Cet article a été rédigé avec l'appui de vétérinaires spécialisés en dermatologie et nutrition canine. Un régime d'éviction alimentaire est un protocole médical — nous recommandons de le conduire avec le suivi de votre vétérinaire, qui pourra évaluer la réponse clinique à mi-parcours et en fin de protocole, exclure d'autres causes de prurit ou de troubles digestifs, et guider la phase de réintroduction. Si votre chien présente une altération de l'état général, une perte de poids importante ou des signes digestifs sévères, consultez avant d'initier un régime d'éviction.
Conclusion
Le régime d'éviction alimentaire n'est pas une contrainte — c'est une réponse. La seule réponse fiable à la question que se posent des milliers de propriétaires chaque année : est-ce que ce que mange mon chien est responsable de ses problèmes ?
Huit semaines de rigueur. Un aliment dont on connaît exactement la composition. Des règles simples mais non négociables. Et au bout du protocole, une réponse claire — un diagnostic confirmé ou exclu, une allergie identifiée ou écartée, une alimentation définitivement adaptée ou d'autres pistes à explorer.
Chez FUNGFEED, nous avons conçu nos croquettes pour que cette réponse soit possible. Pour que le Tenebrio molitor soit la novel protein qui manquait à tous les chiens dont l'historique alimentaire semblait avoir épuisé les options. Pour que le régime d'éviction soit conduit avec un aliment digne de la rigueur que ce protocole mérite.








