Les gouttes auriculaires sont rangées dans l'armoire à pharmacie depuis la dernière visite chez le vétérinaire. Ça allait mieux. Et puis — deux, trois, six semaines plus tard — votre chien recommence à secouer la tête, à se gratter l'oreille, à dégager cette odeur caractéristique qui ne trompe pas. Encore une otite.
Si vous reconnaissez ce scénario, vous n'êtes pas seul. Les otites récidivantes chez le chien sont l'un des motifs de consultation vétérinaire les plus fréquents — et l'un des plus frustrants, parce que le traitement fonctionne à chaque fois, mais l'otite revient toujours. Ce cycle peut durer des mois, parfois des années, sans que personne ne remette en question ce qui crée le terrain favorable à ces infections répétées.
Pourtant, la réponse est souvent là, dans la gamelle. Une allergie alimentaire non diagnostiquée est l'une des premières causes d'otites récidivantes chez le chien — et c'est aussi l'une des causes les plus simples à corriger, une fois identifiée.
Dans cet article, on vous explique pourquoi l'allergie alimentaire provoque des otites, comment reconnaître que vos otites sont d'origine allergique, et ce que vous pouvez faire concrètement pour briser ce cycle.
Le cycle des otites récidivantes : pourquoi ça revient toujours ?
Pour comprendre pourquoi les otites reviennent, il faut d'abord comprendre qu'une otite n'est presque jamais une maladie en soi. C'est un symptôme — la manifestation locale d'un problème plus profond qu'on appelle en médecine vétérinaire la cause primaire.
La cause primaire crée un terrain : elle modifie le microenvironnement du conduit auditif (température, humidité, pH, composition lipidique), fragilise la muqueuse qui le tapisse, et réduit ses défenses immunitaires locales. Dans ce terrain altéré, des micro-organismes normalement présents en faible quantité — Malassezia, Staphylococcus — prolifèrent et déclenchent l'infection. Les gouttes auriculaires traitent cette infection. Mais si la cause primaire n'est pas identifiée et corrigée, le terrain reste altéré. Et l'infection revient.
C'est précisément ce que décrivent les propriétaires de chiens otiteux chroniques : "Le traitement fonctionne à chaque fois — mais l'otite est de retour 4 à 6 semaines après l'arrêt des gouttes." Ce délai de 4 à 6 semaines est en lui-même un signal diagnostique : c'est le temps qu'il faut aux micro-organismes pour recoloniser un conduit auditif dont la cause primaire n'a pas été traitée.
Les causes primaires les plus fréquentes d'otites récidivantes chez le chien sont, par ordre de fréquence : les allergies (alimentaire, atopique environnementale, DAPP), les corps étrangers, les troubles hormonaux (hypothyroïdie) et les anomalies anatomiques du conduit. Parmi toutes ces causes, l'allergie alimentaire est la plus fréquente — et la seule qui se traite principalement par la modification de l'alimentation.
Le lien entre allergie alimentaire et otites : comment ça fonctionne ?
On imagine souvent l'allergie alimentaire comme une réaction qui se passe dans l'intestin — là où la nourriture est digérée. En réalité, l'allergie alimentaire canine est une réaction systémique qui affecte simultanément la peau, les muqueuses et le tube digestif. Le conduit auditif, tapissé d'une muqueuse cutanée modifiée, n'échappe pas à cette règle.
Voici les trois mécanismes par lesquels une allergie alimentaire non diagnostiquée crée le terrain des otites récidivantes.
Mécanisme 1 : l'inflammation chronique de la muqueuse auriculaire
Une allergie alimentaire génère une inflammation immunitaire chronique qui touche l'ensemble des muqueuses de l'organisme — dont la muqueuse du conduit auditif externe. Cette inflammation modifie la composition du microenvironnement auriculaire : le pH augmente, la production de sébum se dérègle, la composition lipidique de la surface change. Ces modifications créent des conditions idéales pour la prolifération de Malassezia pachydermatis — la levure la plus fréquemment impliquée dans les otites canines d'origine allergique — et des bactéries opportunistes.
Mécanisme 2 : le prurit auriculaire et le traumatisme mécanique
L'inflammation allergique de la muqueuse auriculaire génère un prurit intense dans les oreilles. Le chien se gratte avec sa patte postérieure, se frotte l'oreille contre les meubles et le sol, secoue violemment la tête. Ce comportement crée des micro-traumatismes répétés de la muqueuse du conduit qui fragilisent encore davantage une surface déjà inflammée et ouvrent des portes d'entrée supplémentaires aux micro-organismes.
Mécanisme 3 : la réduction des défenses immunitaires locales
L'inflammation allergique chronique détourne les ressources immunitaires locales et réduit la capacité de la muqueuse auriculaire à contenir la prolifération des micro-organismes commensaux à des niveaux non pathogènes. Un conduit auditif sain tolère la présence de quelques levures Malassezia sans déclencher d'infection. Sous l'effet de l'inflammation allergique chronique, ce seuil de tolérance s'abaisse et une quantité habituellement non pathogène de Malassezia déclenche une otite clinique.
Le cercle vicieux de l'otite allergique
Allergie alimentaire → inflammation muqueuse auriculaire → modification du microenvironnement + prurit + réduction des défenses locales → prolifération de Malassezia et bactéries → otite → traitement antifongique/antibiotique → guérison temporaire → terrain allergique toujours présent → nouvelle prolifération → nouvelle otite. Ce cercle peut tourner indéfiniment si la cause allergique alimentaire n'est jamais identifiée et traitée.
Les signes qui indiquent une cause allergique alimentaire derrière les otites
Toutes les otites récidivantes ne sont pas d'origine alimentaire. Voici les éléments cliniques qui, pris ensemble, orientent fortement vers cette cause.
La saisonnalité — ou son absence
Les otites liées à la DAPP (allergie aux piqûres de puces) sont saisonnières — elles s'aggravent en été et en début d'automne, quand la pression parasitaire est maximale. Les otites liées à l'atopie environnementale peuvent être saisonnières (pollens printaniers) ou péri-annuelles (acariens). Les otites d'origine alimentaire sont non saisonnières — elles surviennent avec la même fréquence en janvier et en août, parce que votre chien mange le même aliment toute l'année.
Un chien qui fait des otites de façon régulière quelle que soit la saison, y compris en hiver quand la pression parasitaire est minimale, doit faire suspecter une cause alimentaire.
La bilatéralité
Une otacariose (gale des oreilles à Otodectes) peut être unilatérale ou asymétrique. Une otite d'origine allergique est presque toujours bilatérale — les deux conduits sont touchés simultanément, parce que l'inflammation allergique systémique affecte les deux muqueuses auriculaires de façon équivalente. Un chien qui fait des otites dans les deux oreilles en même temps mérite une investigation allergoloqique.
La rapidité de récidive
Un retour de l'otite moins de 6 semaines après l'arrêt du traitement est le signal le plus clair qu'une cause primaire non traitée est en jeu. Une otite qui se résout normalement avec un traitement bien conduit et ne revient pas pendant plusieurs mois est une otite sans cause primaire persistante. Une otite qui revient systématiquement 3 à 6 semaines après l'arrêt des gouttes a une cause primaire — et si la protection antiparasitaire est rigoureuse, cette cause est presque toujours allergique.
L'association avec d'autres signes allergiques
L'allergie alimentaire se manifeste rarement en isolé sur les seules oreilles. Si les otites s'accompagnent d'un ou plusieurs de ces signes, la piste allergique alimentaire est encore plus fortement évoquée :
- Prurit chronique non saisonnier (grattage, léchage des pattes, frottement du visage)
- Pattes colorées en roux par le léchage répétitif (teinte de salive oxydée)
- Pyodermite récurrente (boutons, croûtes, zones sans poil)
- Conjonctivite chronique
- Vomissements ou selles molles récurrents
- Pelage terne, squameux, qui se dégrade progressivement
L'échec de la protection antiparasitaire
Si votre chien est correctement protégé contre les puces — antiparasitaire externe à large spectre, appliqué régulièrement, à tous les animaux du foyer — et qu'il continue à faire des otites, la DAPP est exclue. Si les otites persistent malgré cette protection, la cause est allergique (alimentaire ou environnementale) ou anatomique.
L'âge et la race
Un chien qui commence à faire des otites récidivantes entre 1 et 3 ans, sans cause parasitaire identifiée, appartenant à une race prédisposée aux allergies (Westie, Bouledogue Français, Labrador, Golden Retriever, Cocker Spaniel, Boxer, Shar-Pei) — ce profil est hautement évocateur d'allergie alimentaire ou atopique sous-jacente.
⚠️ Le signal qui ne trompe pas
Si votre chien fait des otites bilatérales à Malassezia récidivantes, hors saison parasitaire, malgré une protection antiparasitaire rigoureuse — l'allergie alimentaire est en tête de liste des causes à investiguer. Ce tableau est quasi-pathognomonique d'une hypersensibilité sous-jacente, et la composante alimentaire est la plus accessible à diagnostiquer et à traiter.
Les races les plus concernées par les otites d'origine allergique
Si toutes les races peuvent développer des otites récidivantes d'origine allergique, certaines y sont génétiquement prédisposées — et méritent une investigation allergoloqique plus précoce.
Le Cocker Spaniel cumule deux facteurs : une prédisposition aux hypersensibilités cutanées et des oreilles tombantes qui réduisent l'aération du conduit auditif. Résultat : un microenvironnement auriculaire chaud et humide, propice à Malassezia, dans un contexte d'inflammation allergique de fond. Les otites récidivantes sont souvent le premier — et parfois le seul — signe visible d'une allergie alimentaire chez cette race.
Le West Highland White Terrier développe presque systématiquement des otites à Malassezia bilatérales dans le cadre de sa dermatite allergique chronique. Le Bouledogue Français combine conduits auditifs étroits (brachycéphalie) et terrain allergique marqué. Le Labrador Retriever et le Golden Retriever, très fréquemment présentés en consultation pour allergie alimentaire, développent régulièrement des otites comme signe d'accompagnement de leur hypersensibilité. Le Boxer et le Shar-Pei complètent ce tableau — les deux races présentant des prédispositions immunitaires documentées aux formes mixtes d'hypersensibilité.
Pour toutes ces races, deux otites récidivantes dans l'année justifient d'emblée un bilan allergoloqique — sans attendre la troisième ou la quatrième.
Comment confirmer le lien entre alimentation et otites récidivantes ?
Le seul outil diagnostique fiable pour confirmer ou exclure une allergie alimentaire comme cause des otites récidivantes de votre chien est le régime d'éviction alimentaire. Il n'existe pas de test sanguin, pas de patch test, pas d'analyse qui puisse le remplacer avec une fiabilité suffisante chez le chien.
Le principe
On retire toutes les protéines que le chien a déjà consommées et on les remplace par une protéine que son système immunitaire n'a jamais rencontrée — une novel protein. Sans le stimulus alimentaire qui entretient l'inflammation allergique de la muqueuse auriculaire, le terrain se normalise progressivement. Les micro-organismes ne trouvent plus les conditions favorables à leur prolifération. Les otites cessent de récidiver.
La durée
8 semaines minimum, rigoureusement conduites, sans aucun écart alimentaire. Les otites récidivantes d'origine allergique répondent souvent plus rapidement que les signes cutanés — une réduction de la fréquence et de l'intensité des épisodes otologiques peut être visible dès la 4e à la 6e semaine. Mais 8 semaines restent la durée minimale pour une conclusion diagnostique fiable.
Les règles pendant le protocole
Pendant les 8 semaines du régime d'éviction, votre chien ne consomme que l'aliment du protocole : pas de friandises habituelles, pas de médicaments palatables aromatisés, pas de restes de table, pas d'accès aux gamelles des autres animaux. Un seul écart peut contaminer le protocole et invalider les résultats. Si l'otite ne s'améliore pas malgré un régime bien conduit, la cause alimentaire est exclue — et d'autres pistes (atopie environnementale, anomalie anatomique du conduit) doivent être explorées.
La cytologie auriculaire reste indispensable
Le régime d'éviction ne remplace pas le suivi vétérinaire de l'otite en cours. Un traitement antifongique ou antibiotique adapté, guidé par une cytologie auriculaire, doit être conduit en parallèle pour traiter l'infection présente et soulager rapidement votre chien. Le régime d'éviction s'attaque à la cause primaire sur le long terme — le traitement auriculaire gère l'infection en cours sur le court terme. Les deux sont complémentaires.
FUNGFEED : agir sur la cause, pas sur le symptôme
C'est le principe au cœur de notre démarche chez FUNGFEED. Les gouttes auriculaires traitent l'infection. FUNGFEED traite ce qui crée le terrain de l'infection. Les deux sont nécessaires — mais seul l'un des deux peut briser définitivement le cycle des otites récidivantes d'origine alimentaire.
🔬 Pourquoi FUNGFEED pour les chiens à otites récidivantes d'origine allergique
Le Tenebrio molitor : la novel protein que votre chien n'a (presque) certainement pas encore consommée
Le ver de farine est absent de la quasi-totalité des alimentations industrielles canines courantes. Pour un Cocker Spaniel nourri depuis des années avec des croquettes au poulet ou au bœuf, pour un Westie dont les gamelles ont alterné agneau, saumon et dinde, pour un Labrador qui a tout goûté — le Tenebrio molitor reste presque systématiquement la protéine vierge que le régime d'éviction requiert. C'est notre point de départ : vous offrir une novel protein véritablement inédite, quel que soit l'historique alimentaire de votre chien.
Aliment diététique réglementaire (directive 2008/38/CE)
FUNGFEED bénéficie du statut d'aliment diététique réglementaire pour l'indication "réduction des intolérances aux ingrédients et aux nutriments". Ce n'est pas un argument marketing — c'est un engagement réglementaire formel sur la composition de l'aliment. Quand vous conduisez un régime d'éviction pour investiguer des otites récidivantes, vous avez besoin de savoir exactement ce que contient l'aliment que vous utilisez. Ce statut vous le garantit.
Strictement mono-protéique — zéro contamination croisée
Le Tenebrio molitor est notre seule source de protéine animale. Notre liste d'ingrédients est courte et chaque composant est identifiable. Pas de bœuf en arôme, pas de poulet en bouillon, pas de sous-produits d'espèces non identifiées. Si le régime d'éviction produit une amélioration des otites, vous pouvez être certain que ce n'est pas un contaminant qui en est responsable — c'est bien la suppression des protéines allergènes.
Ratio oméga-6/oméga-3 de 3 — réduction de l'inflammation muqueuse auriculaire
Les oméga-3 (EPA, DHA, ALA) ont des propriétés anti-inflammatoires documentées sur les muqueuses — y compris la muqueuse du conduit auditif. Un ratio oméga-6/oméga-3 bas réduit la production de médiateurs pro-inflammatoires (prostaglandines, leucotriènes) qui entretiennent l'inflammation auriculaire allergique de fond et créent le terrain des otites récidivantes. Avec un ratio de 3, FUNGFEED se positionne parmi les aliments les plus favorables du marché sur ce critère.
Prébiotiques FOS, MOS et psyllium — microbiote et modulation immunitaire
Un microbiote intestinal équilibré module l'immunité systémique. Les FOS et MOS favorisent la croissance des bactéries bénéfiques productrices de butyrate, qui renforcent l'intégrité des muqueuses et réduisent l'hyperréactivité immunitaire systémique à l'origine de l'inflammation allergique chronique. Le psyllium protège et régularise la muqueuse intestinale pendant la phase de transition.
Profil nutritionnel complet
RPC = 94 g/Mcal, RPP = 49, protéines brutes = 35 %, glucides = 25,3 %, phosphore = 0,71 %, cendres = 6,5 %. Un équilibre nutritionnel complet, maintenu sans risque de carence sur les 8 semaines du protocole et au-delà — si FUNGFEED devient l'alimentation permanente de votre chien après confirmation de l'allergie.
Par où commencer concrètement ?
Si vous reconnaissez votre chien dans ce tableau — otites récidivantes bilatérales, retour rapide après traitement, protection antiparasitaire en place — voici les premières étapes concrètes.
Étape 1 : consultez votre vétérinaire
Avant de démarrer un régime d'éviction, une consultation vétérinaire est indispensable. Elle permet de réaliser une cytologie auriculaire pour identifier les agents en cause (Malassezia, bactéries), d'instaurer le traitement auriculaire adapté pour l'épisode en cours, et de valider avec votre vétérinaire la pertinence d'un régime d'éviction et le choix de l'aliment.
Étape 2 : faites le bilan alimentaire complet de votre chien
Listez de façon exhaustive tout ce que votre chien a consommé au cours de sa vie : toutes les marques de croquettes et pâtées successives, toutes les friandises, tous les comprimés palatables, tous les restes de table réguliers. Identifiez les protéines auxquelles il a été exposé — et celles qui sont encore vierges. C'est cette liste qui vous permettra de confirmer que le Tenebrio molitor est bien une novel protein valide pour votre chien.
Étape 3 : démarrez la transition progressive vers FUNGFEED
Une transition sur 10 jours permet au microbiote intestinal de s'adapter progressivement au nouvel aliment sans troubles digestifs. Commencez par 10 % de FUNGFEED les 2 premiers jours, augmentez progressivement jusqu'à 100 % à J10. Une fois la transition complète, notez la date officielle de démarrage du protocole.
Étape 4 : appliquez les règles d'exclusivité sans exception
Pendant les 8 semaines du régime : aucune friandise habituelle, aucun médicament parable aromatisé, aucun reste de table, aucun accès aux gamelles des autres animaux. Informez tous les membres du foyer. Un seul écart peut invalider le protocole.
Étape 5 : évaluez et consultez à mi-parcours
Tenez un journal quotidien de l'intensité du prurit auriculaire, de la fréquence des grattages et de l'état général du conduit auditif. Une consultation de contrôle à la semaine 4 permet d'évaluer objectivement la trajectoire d'amélioration et d'ajuster si nécessaire.
Ce à quoi vous pouvez vous attendre
Si l'allergie alimentaire est en cause, les premières améliorations sur les otites sont souvent visibles entre la 4e et la 6e semaine : réduction du prurit auriculaire, dépôt moins abondant dans les conduits, diminution de l'odeur caractéristique. À 8 semaines, si l'amélioration est significative (réduction de plus de 50 % des signes otologiques), la réintroduction séquentielle des protéines permet de confirmer et d'identifier les allergènes responsables.
FAQ
Mon chien a des otites depuis 3 ans. Est-il trop tard pour que le régime d'éviction fonctionne ?
Non — il n'est jamais trop tard pour identifier et traiter la cause primaire. En revanche, des otites chroniques depuis 3 ans peuvent avoir entraîné des modifications structurales du conduit auditif (hyperplasie de l'épithélium, fibrose) qui réduisent l'efficacité des traitements topiques et allongent le délai d'amélioration. La réponse au régime d'éviction reste possible, mais elle peut prendre plus de temps — 10 à 12 semaines plutôt que 8 — et nécessiter un suivi vétérinaire plus rapproché. Plus vous agissez tôt, meilleures sont les chances d'éviter ces modifications irréversibles.
Mon vétérinaire traite les otites à répétition de mon chien mais n'a jamais parlé d'allergie alimentaire. Que faire ?
La recherche de la cause primaire n'est pas systématiquement proposée lors de chaque épisode d'otite, particulièrement si le praticien a l'habitude de voir ce chien depuis longtemps. Lors de votre prochaine consultation, demandez explicitement : "Est-ce qu'on a exclu une cause allergique alimentaire ?" Cette question ouvre souvent la discussion sur un régime d'éviction. Si vous souhaitez aller plus loin, un dermatologue vétérinaire (spécialiste en dermatologie) est la ressource la plus adaptée pour les otites récidivantes complexes.
Peut-on traiter les otites en cours ET faire le régime d'éviction en même temps ?
Oui — et c'est même recommandé. Le traitement auriculaire (gouttes antifongiques ou antibiotiques) prend en charge l'infection présente et soulage rapidement votre chien. Le régime d'éviction s'attaque à la cause primaire allergique sur le long terme. Les deux approches sont complémentaires et peuvent parfaitement être conduites simultanément. L'objectif est que, progressivement, le terrain se normalise avec le régime — et que les traitements auriculaires ne soient plus nécessaires.
Mon chien a une otite unilatérale depuis des semaines. Est-ce aussi une allergie alimentaire ?
Une otite strictement unilatérale évoque davantage une cause locale — corps étranger (épi de graminée), polype auriculaire, tumeur du conduit, otite moyenne unilatérale. L'allergie alimentaire provoque généralement une inflammation bilatérale. Cela dit, une allergie peut parfois décompenser de façon asymétrique selon l'anatomie du conduit ou l'historique infectieux de chaque oreille. Une consultation vétérinaire avec otoscopie et cytologie est indispensable pour distinguer ces causes.
Mon chien fait des otites et des pyodermites en même temps. Le régime d'éviction peut-il aider les deux ?
Oui — et c'est exactement l'un des signaux les plus évocateurs d'allergie alimentaire. Otites récidivantes + pyodermite récurrente chez le même chien = terrain allergique quasi-certain. L'allergie alimentaire génère une inflammation cutanée et muqueuse chronique qui crée simultanément le terrain des otites (muqueuse auriculaire) et de la pyodermite (barrière cutanée fragilisée). Un régime d'éviction bien conduit peut améliorer les deux affections simultanément — parce qu'il s'attaque à la même cause primaire.
Si le régime d'éviction confirme une allergie alimentaire, FUNGFEED peut-il être l'alimentation définitive de mon chien ?
Oui. Si la réintroduction séquentielle identifie comme allergènes le bœuf, le poulet ou d'autres protéines courantes — ce qui est le cas dans la grande majorité des allergies alimentaires canines — et qu'aucun de ces allergènes n'est présent dans FUNGFEED, nos croquettes peuvent parfaitement devenir l'alimentation permanente de votre chien. Beaucoup de propriétaires de chiens allergiques choisissent de maintenir FUNGFEED à vie — non seulement parce que ça évite les rechutes, mais parce que la qualité du pelage, la réduction du prurit résiduel et l'amélioration de l'état cutané global se maintiennent dans la durée.
⚕️ Note vétérinaire
Cet article a été rédigé avec l'appui de vétérinaires spécialisés en dermatologie canine. Les otites récidivantes peuvent avoir des causes multiples — parasitaires, anatomiques, hormonales, allergiques — qui nécessitent une évaluation clinique précise, incluant une otoscopie et une cytologie auriculaire, pour être distinguées. Un régime d'éviction alimentaire est un protocole médical dont la conduite et l'interprétation gagnent à être encadrées par votre vétérinaire. Si votre chien présente une douleur auriculaire intense, une tête penchée persistante ou des signes vestibulaires, consultez en urgence.
Conclusion
Des otites qui reviennent en boucle ne sont pas une fatalité. Ce ne sont pas des "otites de race", une "malchance", ou simplement "la façon dont votre chien est fait". Ce sont presque toujours le signal d'une cause primaire non identifiée — et dans une proportion significative des cas, cette cause est dans la gamelle.
L'allergie alimentaire est l'une des causes les plus fréquentes et les plus simples à corriger parmi toutes celles qui génèrent des otites récidivantes. Simple à corriger — à condition de l'identifier. Et pour l'identifier, il n'existe qu'un seul outil : un régime d'éviction alimentaire rigoureux, avec un aliment à novel protein véritablement inédite, conduit pendant 8 semaines sans écart.
C'est exactement pour ça que nous avons conçu FUNGFEED. Pas comme une croquette de plus sur le marché. Comme une réponse concrète à ce cycle que trop de propriétaires vivent depuis des mois ou des années — sans savoir que la solution est peut-être aussi simple que de changer ce que leur chien mange.








