Votre chat se gratte autour du cou et de la tête de façon compulsive. Il vomit plusieurs fois par semaine, pas des boules de poils — des vomissements vrais, à distance des repas. Son pelage se clairsème sur le ventre et la face interne des pattes, sans que vous trouviez de parasites. Et tout ça dure depuis des mois, sans explication claire, malgré les traitements.
Ce tableau est reconnaissable. Et il a un nom : dans une proportion significative de ces cas, il s'agit d'une allergie alimentaire non diagnostiquée.
L'allergie alimentaire féline est l'une des affections les plus sous-diagnostiquées en médecine vétérinaire. Pas parce qu'elle est rare — elle est en réalité fréquente. Mais parce qu'elle se présente sous des formes variées que les propriétaires n'associent pas spontanément à l'alimentation, parce que les tests disponibles ne sont pas fiables, et parce que la solution — le régime d'éviction — est plus complexe à conduire chez le chat que chez le chien, pour des raisons biologiques spécifiques à l'espèce.
Dans cet article, on vous explique comment reconnaître une allergie alimentaire chez votre chat, pourquoi le poisson n'est pas aussi "naturel et hypoallergénique" qu'on le croit, et ce que vous pouvez faire concrètement — en tenant compte des particularités félines qui rendent ce protocole différent de celui du chien.
Pourquoi un chat développe-t-il une allergie alimentaire ?
Trois particularités biologiques du chat expliquent sa susceptibilité spécifique aux allergies alimentaires — et compliquent leur prise en charge.
Le carnivore strict et la dépendance aux protéines animales
Le chat est un carnivore strict dont le métabolisme est structurellement différent de celui du chien ou de l'homme. Il ne peut pas réguler à la baisse ses enzymes de dégradation des protéines en situation de carence — son corps consomme des protéines en permanence, y compris ses propres muscles, s'il n'en reçoit pas suffisamment par l'alimentation. Cette dépendance absolue aux protéines animales l'expose à des contacts immunologiques répétés, prolongés et quotidiens avec les protéines de ses aliments habituels.
C'est précisément ce mécanisme qui génère la sensibilisation allergique progressive. Plus un chat est exposé longtemps et fréquemment à une même protéine, plus son système immunitaire a l'occasion de développer des anticorps spécifiques contre elle. Un chat nourri pendant 5 ans avec les mêmes croquettes au poulet n'est pas "habitué" au poulet — il accumule silencieusement une sensibilisation qui peut basculer dans une allergie clinique à tout moment.
Le mécanisme de sensibilisation cumulative
L'allergie alimentaire ne se déclare pas du jour au lendemain après une première exposition. C'est un processus cumulatif : le système immunitaire se sensibilise progressivement pendant des mois ou des années, produisant des anticorps IgE spécifiques à bas bruit, sans signe clinique visible. Puis un seuil est franchi — la quantité d'anticorps devient suffisante pour déclencher une réaction inflammatoire visible à la prochaine exposition. C'est pour cette raison que beaucoup de propriétaires ne comprennent pas que "l'aliment qu'il mange depuis 4 ans sans problème" puisse soudainement être en cause. Ce n'est pas l'aliment qui a changé — c'est le niveau de sensibilisation du chat qui a atteint son seuil individuel.
La coexistence fréquente allergie alimentaire + atopie
Chez le chat, l'allergie alimentaire et la dermatite atopique environnementale coexistent souvent chez le même individu — les deux conditions se potentialisent mutuellement et compliquent l'interprétation des résultats du régime d'éviction. Un chat peut être à la fois allergique au bœuf et sensibilisé aux acariens de la maison — et c'est la somme des deux inflammations qui produit le prurit chronique visible.
Les allergènes les plus fréquents chez le chat
Le profil des allergènes félins est dominé par les protéines les plus massivement utilisées dans les formulations industrielles — ce qui n'est pas un hasard : la sensibilisation résulte de l'exposition répétée.
| Allergène | Fréquence estimée | Ce que ça change |
|---|---|---|
| Bœuf | ~ 36 % | Premier allergène félin — présent dans une majorité d'aliments standards |
| Produits laitiers | ~ 20 % | Souvent associés à une intolérance au lactose concomitante chez l'adulte |
| Poulet | ~ 18 % | Deuxième protéine animale la plus utilisée dans le petfood félin |
| Poisson (thon, saumon, maquereau) | ~ 14 % | Idée reçue "naturel pour le chat" — en réalité fréquemment impliqué |
| Agneau | ~ 6 % | Fausse "novel protein" — désormais présent dans de nombreuses gammes |
| Blé / gluten | ~ 5 % | Moins fréquent que les protéines animales |
Le cas du poisson : l'idée reçue qui coûte cher
C'est le malentendu le plus fréquent en consultation vétérinaire félino. Le poisson est perçu comme l'aliment "naturel" du chat — et donc supposé peu allergisant. C'est une idée reçue. Le thon, le saumon et le maquereau sont parmi les allergènes félins les plus fréquemment identifiés, précisément parce qu'ils sont massivement présents dans les formulations industrielles et que les chats y sont exposés depuis le jeune âge de façon répétée et prolongée.
Un chat "qui a toujours mangé du poisson" n'est pas protégé par cette habitude — il a simplement eu plus de temps pour développer une sensibilisation à ces protéines. Si votre chat vomit chroniquement depuis qu'on lui a "conseillé le poisson pour sa santé urinaire", le poisson est la première piste à explorer.
L'agneau : la "novel protein" qui n'en est plus une
L'agneau a longtemps été présenté comme une novel protein hypoallergénique par excellence. Ce n'est plus le cas depuis que des dizaines de marques l'ont intégré dans leurs gammes standard. Un chat qui a consommé des croquettes ou pâtées à l'agneau à un moment de sa vie ne peut plus l'utiliser comme novel protein dans un régime d'éviction. Avant de choisir l'aliment du régime, l'historique alimentaire complet du chat est indispensable.
Comment reconnaître une allergie alimentaire chez le chat ?
Le tableau clinique de l'allergie alimentaire féline est trompeur : il varie d'un chat à l'autre, peut être dominé par des signes cutanés, digestifs, ou les deux simultanément — et ressemble suffisamment à d'autres affections pour être facilement mal interprété.
Les signes cutanés
Le prurit intense autour de la tête et du cou est le signal le plus caractéristique. Il se manifeste par un grattage compulsif avec les pattes postérieures — souvent suffisamment intense pour créer des plaies, des excoriations, et une alopécie péri-auriculaire et cervicale visible. Ce pattern topographique "tête et cou" est très évocateur d'allergie alimentaire chez le chat et permet de la distinguer cliniquement de l'atopie environnementale, dont la distribution est plus variable.
Le complexe granulome éosinophilique regroupe trois lésions spécifiques au chat qui peuvent toutes être associées à une allergie alimentaire. Le placard éosinophilique : lésion surélevée, rouge-orangée, bien délimitée, localisée sur la face interne des cuisses ou sur l'abdomen. Le granulome éosinophilique : plaque ou nodule linéaire sur le dos ou la face postérieure des membres postérieurs. L'ulcère indolore : érosion de la lèvre supérieure, souvent unilatérale, indolore malgré son aspect impressionnant — souvent pris à tort pour une plaie traumatique.
L'alopécie par léchage compulsif est peut-être la manifestation la plus fréquente et la moins bien reconnue : le chat lèche compulsivement son ventre, ses flancs et la face interne de ses membres antérieurs, créant une alopécie "fonctionnelle" dont les follicules pileux sont intacts — le poil est cassé à la base, pas absent. Beaucoup de propriétaires ne voient pas leur chat se lécher et concluent à une "chute de poils" sans cause. L'examen microscopique des poils à la limite de l'alopécie confirme le cassage mécanique.
La dermatite miliaire se manifeste par de petites croûtes dispersées sur le dos, la nuque et la base de la queue — que les propriétaires décrivent souvent comme de petits "grains de mil" ou des "petits boutons" perceptibles en passant la main sur le pelage.
Les signes digestifs
Proportionnellement plus fréquents que chez le chien, les signes digestifs peuvent dominer le tableau clinique — parfois en l'absence totale de signes cutanés, ce qui rend le diagnostic encore plus difficile à orienter vers une cause alimentaire.
Les vomissements chroniques survenant à distance des repas — distincts des vomissements de boules de poils — et la diarrhée chronique avec selles molles sont les plus fréquents. Un inconfort abdominal peut se manifester par une réticence à se laisser toucher le ventre, une posture courbée ou une difficulté à s'allonger confortablement.
Les signes otologiques
Les otites récidivantes à Malassezia sont un signe d'appel fréquemment négligé. Un chat qui fait des otites à répétition sans cause parasitaire identifiée doit faire suspecter une hypersensibilité sous-jacente — alimentaire en premier lieu. L'allergie alimentaire peut se manifester principalement par des otites bilatérales récidivantes, sans aucun signe cutané ou digestif associé.
💡 Le signal le plus fiable : le caractère non saisonnier
Ce qui distingue l'allergie alimentaire de la plupart des autres causes de prurit félin, c'est son caractère non saisonnier. Un chat qui se gratte autant en janvier qu'en juillet, sans amélioration notable en dehors des périodes de pollens ou de puces, a un prurit très probablement non lié aux allergènes saisonniers. L'alimentation ne change pas avec les saisons — et l'inflammation allergique alimentaire non plus.
Allergie alimentaire ou atopie ? Comment distinguer les deux chez le chat
L'allergie alimentaire et la dermatite atopique environnementale produisent des tableaux cliniques qui se ressemblent beaucoup — ce qui complique le diagnostic différentiel et justifie le recours au régime d'éviction comme premier outil d'investigation.
| Critère | Allergie alimentaire | Atopie environnementale |
|---|---|---|
| Saisonnalité | Aucune — prurit constant toute l'année | Variable — peut être saisonnière (pollens) ou péri-annuelle (acariens) |
| Âge de début | Tout âge, y compris très jeune (< 1 an) ou tardif (> 5 ans) | Généralement 1 à 3 ans |
| Topographie | Tête, cou, pavillons auriculaires ++ | Plus variable — ventre, pattes, face |
| Signes digestifs associés | Fréquents (10-30 % des cas) | Rares |
| Réponse au régime d'éviction | Amélioration significative en 8-10 semaines | Aucune amélioration |
| Réponse aux corticoïdes | Partielle ou insuffisante | Bonne en général |
| Traitement définitif | Éviction alimentaire permanente de l'allergène | Immunothérapie spécifique, traitements immunomodulateurs |
L'atopie et l'allergie alimentaire coexistent souvent chez le même chat. Dans ce cas, le régime d'éviction réduit la composante alimentaire de l'inflammation — ce qui peut suffire à ramener le chat sous son seuil de déclenchement du prurit, même si l'atopie persiste. C'est exactement le même mécanisme de la "théorie du seuil" décrit pour le chien : la somme des inflammations détermine les signes cliniques, et réduire l'une d'elles peut faire disparaître les signes même sans traiter l'autre.
Les races félines les plus concernées
Si tous les chats peuvent développer une allergie alimentaire, certaines races présentent une prédisposition génétique documentée aux hypersensibilités qui les expose davantage.
Le Siamois est la race féline archétypale de l'hypersensibilité. Sa prédisposition aux affections immunitaires — allergies, maladies auto-immunes, entéropathies inflammatoires — est bien documentée. Le Balinais, l'Oriental à poil court et l'Oriental à poil long, génétiquement proches du Siamois, partagent cette susceptibilité accrue. L'Abyssin et le Somali présentent une prédisposition aux affections cutanées allergiques et aux entéropathies chroniques. Le Maine Coon est susceptible aux affections cutanées chroniques incluant les allergies alimentaires, avec un pelage dense qui peut masquer les lésions débutantes. Le Persan et l'Himalayen présentent une prédisposition aux otites récidivantes et aux affections cutanées chroniques dans les plis faciaux. Le Rex Devon et le Rex Cornish, dont le pelage frisé atypique fragilise la barrière cutanée, présentent une susceptibilité accrue aux affections cutanées inflammatoires.
Cela dit, un chat de race commune (européen, gouttière) peut tout aussi bien développer une allergie alimentaire — la race est un facteur de risque, pas une condition nécessaire.
Le diagnostic : pourquoi le régime d'éviction reste la seule vraie réponse
C'est la question que beaucoup de propriétaires se posent : "Pourquoi ne peut-on pas simplement faire un test sanguin pour savoir à quoi mon chat est allergique ?"
La réponse est scientifique. Les tests de détection des IgE spécifiques (tests sanguins d'allergie alimentaire) chez le chat présentent des taux de faux positifs et de faux négatifs trop élevés pour être utilisés seuls comme outil diagnostique fiable. Ils peuvent identifier une sensibilisation sans allergie clinique active, et passer à côté d'allergies réelles. Le résultat d'un test sanguin d'allergie alimentaire chez le chat ne peut pas orienter le choix de l'aliment du régime d'éviction — il peut même conduire à des exclusions inutiles qui compliquent la gestion alimentaire à long terme.
Le régime d'éviction alimentaire est le seul outil diagnostique validé par la communauté vétérinaire internationale. Son principe est simple : on supprime toutes les protéines que le chat a consommées et on les remplace par une protéine que son système immunitaire n'a jamais rencontrée. Si les signes s'améliorent significativement pendant le régime, la cause alimentaire est confirmée.
Sa durée chez le chat est de 8 à 10 semaines minimum — voire 12 semaines dans les cas chroniques anciens. Le cycle épidermique félin (3 à 4 semaines) et la persistance des anticorps circulants justifient cette durée. Les premières améliorations cutanées sont généralement visibles entre la 4e et la 6e semaine. Les signes digestifs répondent souvent plus rapidement, parfois dès 2 à 3 semaines.
Le piège spécifique au chat : la néophobie alimentaire
Conduire un régime d'éviction chez le chat est plus complexe que chez le chien — et la principale raison s'appelle la néophobie alimentaire.
Le chat présente une résistance instinctive aux nouveaux aliments — une adaptation évolutive probablement héritée de la nécessité d'éviter les aliments potentiellement toxiques dans la nature. Concrètement : votre chat peut refuser catégoriquement un nouvel aliment pendant plusieurs jours consécutifs, même en situation de faim. Et contrairement au chien qui finit par céder, certains chats tiennent bon.
Ce comportement crée un risque sérieux : un chat qui ne mange pas du tout pendant plus de 36 à 48 heures mobilise massivement ses réserves de graisses vers le foie. Celui-ci ne peut pas les traiter assez rapidement, provoquant une lipidose hépatique — accumulation de graisses dans le foie, affection potentiellement fatale, particulièrement chez les chats en surpoids. La lipidose hépatique est l'une des urgences métaboliques les plus fréquentes du chat, et une transition alimentaire mal gérée peut en être la cause directe.
Comment gérer la néophobie pendant le régime d'éviction
La clé est une transition ultra-progressive — beaucoup plus lente que pour le chien. Comptez 10 à 14 jours minimum, avec des paliers très petits maintenus plusieurs jours avant de progresser.
| Jours | Ancien aliment | Nouvel aliment |
|---|---|---|
| Jours 1 – 3 | 90 % | 10 % |
| Jours 4 – 6 | 75 % | 25 % |
| Jours 7 – 9 | 50 % | 50 % |
| Jours 10 – 12 | 25 % | 75 % |
| Jours 13 – 14 | 0 % | 100 % |
Si le chat refuse à une étape, maintenez le palier précédent 3 à 4 jours supplémentaires avant de progresser. Ne proposez jamais une alternative plus appétente — un chat qui comprend que le refus entraîne quelque chose de meilleur apprend rapidement à refuser systématiquement.
Quelques stratégies pratiques pour améliorer l'acceptation : tiédissez légèrement les croquettes avec un peu d'eau chaude pour amplifier les arômes naturels, humidifiez-les légèrement si votre chat est habitué aux aliments humides, proposez toujours la même chose sans varier.
⚠️ Urgence lipidose hépatique
Un chat en surpoids qui refuse de manger pendant plus de 36 à 48 heures est une urgence vétérinaire. Ne laissez jamais un chat — et a fortiori un chat en surpoids — en jeûne total plus de 36 heures pendant la transition. Si le refus se prolonge, consultez votre vétérinaire immédiatement pour mettre en place une alimentation assistée si nécessaire.
FUNGFEED chat : la novel protein féline
Chez FUNGFEED, nous avons conçu nos croquettes pour chat en réponse directe aux exigences du régime d'éviction alimentaire félin — en tenant compte des besoins spécifiques du carnivore strict que sont ses besoins élevés en protéines, sa sensibilité rénale, et ses exigences en taurine.
🔬 Pourquoi FUNGFEED chat pour le régime d'éviction félin
Le Tenebrio molitor : la novel protein que (presque) aucun chat n'a consommée
Le ver de farine est absent de la quasi-totalité des alimentations industrielles félines. Bœuf, poulet, thon, saumon, agneau — les allergènes félins les plus fréquents — sont totalement absents de notre formulation. Pour la grande majorité des chats, y compris ceux dont l'historique alimentaire est chargé, le Tenebrio molitor est une protéine que leur système immunitaire n'a jamais rencontrée. C'est la condition sine qua non d'un régime d'éviction diagnostiquement valide.
Aliment diététique réglementaire (directive 2008/38/CE)
FUNGFEED chat bénéficie du statut d'aliment diététique réglementaire pour l'indication "réduction des intolérances aux ingrédients et aux nutriments". Ce statut engage notre responsabilité réglementaire sur la composition déclarée et garantit une formulation contrôlée à chaque lot — la fiabilité compositionnelle qu'un régime d'éviction rigoureux requiert.
Strictement mono-protéique — composition transparente
Le Tenebrio molitor est notre seule source de protéine animale. Pas de poisson caché en arôme, pas de poulet en bouillon, pas de sous-produits d'espèces non identifiées. Notre liste d'ingrédients est courte et chaque composant est traçable — vous savez exactement ce que mange votre chat pendant les 8 à 10 semaines du protocole.
Profil nutritionnel adapté au carnivore strict
RPC = 104 g/Mcal, RPP = 54, protéines brutes = 40 %, glucides = 24,5 %. Un taux de protéines brutes à 40 % répond aux besoins métaboliques élevés du carnivore strict, avec un RPC de 104 g/Mcal qui dépasse les recommandations minimales pour le chat adulte actif. L'équilibre nutritionnel complet couvre tous les besoins du chat sur la durée du protocole et au-delà.
Taurine garantie — protection cardiaque et rétinienne
La taurine est un acide aminé indispensable que le chat ne peut pas synthétiser en quantité suffisante. Son absence chronique dans l'alimentation provoque des cardiomyopathies dilatées et des dégénérescences de la rétine. La présence de taurine garantie dans notre formulation est une exigence non négociable pour un aliment utilisé pendant 8 à 12 semaines de régime d'éviction et potentiellement à long terme comme alimentation définitive.
Phosphore contrôlé à 0,74 % — santé rénale féline
Le chat est une espèce génétiquement prédisposée à l'insuffisance rénale chronique, qui touche environ 30 à 40 % des chats de plus de 10 ans. Un phosphore alimentaire contrôlé est recommandé chez tout chat adulte, et particulièrement important chez le chat de plus de 7 ans. Notre formulation à 0,74 % de phosphore est favorable à la santé rénale à long terme.
Ratio oméga-6/oméga-3 de 3,3 — réduction de l'inflammation cutanée
Un ratio favorable qui réduit la production de médiateurs pro-inflammatoires dans la peau et les muqueuses, contribue à la restauration de la barrière épidermique fragilisée par l'allergie, et améliore la qualité du pelage. Les effets cutanés sont généralement visibles après 6 à 8 semaines d'alimentation exclusive.
Psyllium — gestion des boules de poils
Le psyllium apporte des fibres solubles et insolubles qui facilitent le transit intestinal des boules de poils — problème récurrent chez le chat, particulièrement les races à poil long. Ce bénéfice pratique s'ajoute aux bénéfices allergologiques pour les propriétaires de chats allergiques qui présentent souvent une fragilité digestive associée.
Prébiotiques FOS, MOS et artichaut
Les FOS et MOS soutiennent l'équilibre du microbiote intestinal fréquemment perturbé chez les chats allergiques chroniques. L'artichaut contribue au confort urinaire — un point essentiel chez une espèce très prédisposée aux troubles du bas appareil urinaire félin (FLUTD).
Après le régime d'éviction : quelle alimentation à long terme pour un chat allergique ?
Si le régime d'éviction confirme une allergie alimentaire, l'alimentation de votre chat doit exclure définitivement les protéines identifiées comme allergènes. C'est une éviction permanente — l'allergie alimentaire ne guérit pas, elle se gère.
L'aliment utilisé pendant le régime peut devenir l'alimentation permanente si sa composition exclut les allergènes identifiés. Pour un chat allergique au bœuf et au poulet — le cas le plus fréquent — FUNGFEED chat, dont la seule protéine animale est le Tenebrio molitor, peut être maintenu à vie sans restriction.
Quelques points d'attention pour l'alimentation à long terme d'un chat allergique confirmé :
Les friandises et les médicaments palatables doivent être choisis avec autant de soin que l'aliment principal. Un seul écart avec une friandise au poulet pour un chat allergique au poulet peut déclencher une rechute cutanée ou digestive en quelques heures. Lisez systématiquement les listes d'ingrédients. Ou utilisez simplement quelques croquettes FUNGFEED en guise de récompense.
Si votre chat sort à l'extérieur, la surveillance des prises alimentaires extérieures (proies, restes trouvés dans le jardin) est importante — leurs protéines peuvent théoriquement contaminer le régime et déclencher des rechutes sans raison apparente.
Le suivi vétérinaire annuel reste recommandé pour évaluer l'état cutané, la fonction rénale (créatinine, SDMA) et le poids. De nouvelles sensibilisations peuvent apparaître avec le temps sur des protéines initialement tolérées.
FAQ
Mon chat vomit depuis des mois mais mange bien. Est-ce une allergie alimentaire ?
Des vomissements chroniques chez un chat qui mange et se comporte normalement par ailleurs sont un signal qui mérite investigation. L'allergie alimentaire est une cause possible, parmi d'autres : maladie inflammatoire chronique de l'intestin (MICI), hyperthyroïdie, maladie rénale chronique, troubles de la motilité gastrique. La démarche correcte est une consultation vétérinaire avec bilan clinique et biologique de base (NFS, biochimie, T4, cobalamine) pour orienter le diagnostic. Si les bilans reviennent normaux et que les vomissements persistent, un régime d'éviction alimentaire de 8 à 10 semaines est l'étape suivante logique.
Mon chat est en surpoids. Peut-on quand même faire un régime d'éviction ?
Oui, mais avec une vigilance accrue sur la prise alimentaire. C'est précisément les chats en surpoids qui sont les plus à risque de lipidose hépatique en cas de refus alimentaire prolongé. La transition doit être encore plus progressive que pour un chat de poids normal, le suivi quotidien de la quantité ingérée est indispensable, et votre vétérinaire doit être prévenu dès le démarrage pour intervenir rapidement si le chat refuse l'aliment plus de 24 à 36 heures. FUNGFEED chat, avec sa densité nutritionnelle élevée, permet d'ajuster facilement les quantités en fonction des besoins caloriques du chat en surpoids.
Mon chat vit en appartement, ne chasse pas et ne mange que ses croquettes depuis 3 ans. Peut-il quand même être allergique ?
Oui — c'est même le profil type du chat qui développe une allergie alimentaire. La sensibilisation cumulative est d'autant plus rapide que le chat est exposé à la même protéine sans interruption depuis plusieurs années. Un chat d'appartement nourri au poulet depuis 3 ans a eu 1 095 jours d'exposition continue à cette protéine — un terrain de sensibilisation optimal. L'absence de sorties simplifie en revanche la conduite du régime d'éviction : pas de proies extérieures à surveiller, pas d'accès à d'autres sources alimentaires non contrôlées.
Mon vétérinaire m'a prescrit de la cortisone pour le prurit de mon chat. Peut-on faire le régime en même temps ?
Les corticoïdes masquent les signes d'amélioration liés au régime d'éviction et rendent difficile l'interprétation des résultats à 8-10 semaines. Idéalement, le régime d'éviction devrait être conduit sans traitement anti-inflammatoire concomitant pour évaluer clairement la réponse alimentaire. Si le prurit est trop intense pour attendre, un traitement anti-prurigineux minimal peut être utilisé en début de protocole, progressivement réduit. Discutez avec votre vétérinaire de la stratégie adaptée à votre chat.
Est-ce que FUNGFEED chat peut être utilisé comme alimentation permanente après le régime d'éviction ?
Oui — c'est même l'une des utilisations les plus fréquentes par les propriétaires de chats allergiques confirmés. Si la réintroduction séquentielle identifie comme allergènes le bœuf, le poulet, le poisson ou d'autres protéines courantes — absentes de notre formulation — FUNGFEED chat peut devenir l'alimentation définitive de votre chat. Sa composition nutritionnelle complète (taurine garantie, phosphore contrôlé, ratio oméga favorable) le rend adapté à une utilisation à long terme, y compris chez les chats adultes de plus de 7 ans.
Mon chat mange des pâtées en plus des croquettes. Que faire pendant le régime d'éviction ?
Le régime d'éviction exige l'exclusivité absolue de l'aliment du protocole. Les pâtées doivent être arrêtées pendant les 8 à 10 semaines du régime — sauf si une pâtée à base de la même novel protein que les croquettes (Tenebrio molitor) est disponible. L'arrêt des pâtées peut augmenter la résistance du chat si celui-ci y est très attaché. Dans ce cas, la transition vers les croquettes FUNGFEED seules doit être encore plus progressive, et des stratégies d'acceptation (tiédissement, humidification) sont particulièrement utiles.
⚕️ Note vétérinaire
Cet article a été rédigé avec l'appui de vétérinaires spécialisés en dermatologie et nutrition féline. Un régime d'éviction alimentaire est un protocole médical qui gagne à être conduit avec le suivi de votre vétérinaire, particulièrement chez le chat en raison du risque de lipidose hépatique en cas de refus alimentaire prolongé. Si votre chat présente une altération de l'état général, une perte de poids rapide, des vomissements incoercibles ou des signes de détresse, consultez sans attendre. Le prurit félin a de nombreuses causes — un bilan clinique complet, incluant l'exclusion des causes parasitaires et infectieuses, est recommandé avant d'initier un régime d'éviction.
Conclusion
L'allergie alimentaire chez le chat n'est ni rare ni mystérieuse. Elle est fréquente, reconnaissable, et parfaitement gérable — à condition de la diagnostiquer correctement. Le prurit cervico-facial, les otites récidivantes, les vomissements chroniques, l'alopécie par léchage : ces signes méritent mieux que des traitements symptomatiques en boucle. Ils méritent une investigation de la cause.
Le régime d'éviction alimentaire est cette investigation. C'est 8 à 10 semaines de rigueur — une transition progressive pour respecter la néophobie féline, une exclusivité absolue pour que le protocole soit valide, une surveillance quotidienne pour éviter le risque de lipidose. C'est contraignant. Mais c'est la seule chose qui donne une réponse réelle.
Chez FUNGFEED, nous avons pensé nos croquettes pour chat en tenant compte de toutes ces contraintes spécifiques à l'espèce. Une novel protein que la quasi-totalité des chats n'a jamais consommée. Une composition adaptée au carnivore strict. Une taurine garantie. Un phosphore contrôlé. Un aliment diététique réglementaire — pas un emballage marketing.
Si votre chat se gratte depuis trop longtemps sans réponse claire, la piste alimentaire vaut d'être explorée sérieusement. Nous sommes là pour vous accompagner dans cette démarche.








